Le 56ème anniversaire de l’Indépendance de notre chère Patrie.

Rassemblés pour célébrer le 56ème anniversaire de l’Indépendance de notre chère Patrie. Nous célébrons cette fête chaque 1er Juillet et pour des raisons logistiques, nous l’avons reporté pour ce jour. Nous considérons que le symbole, lui, reste tout entier. Le thème retenu pour cette année est : « Renforçons l’Indépendance acquise du Burundi par l’unité et le travail, source du développement ». Comme souligné par S.E Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi, « uwukómōrewe ahimbarwa kurusha uwugabany ». Voilà la raison de cette fête que nous célébrons chaque année.

Discours Ambassadeur   Speech by Ambassador

DECLARATION DE SON EXCELLENCE AMBASSADEUR VESTINE NAHIMANA, REPRESENTANTE PERMANENTE A L’ORGANISATION POUR L’INTERDICTION DES ARMES CHIMIQUES (OIAC)

DECLARATION DE SON EXCELLENCE AMBASSADEUR VESTINE NAHIMANA, REPRESENTANTE PERMANENTE A L’ORGANISATION POUR L’INTERDICTION DESARMES CHIMIQUES (OIAC).
A LA QUATRIEME SESSION SPECIALE DE LA CONFERENCE DES ETATS PARTIES A LA CONVENTION SUR L’INTERDICTION DES ARMES.

STATEMENT BY HER EXCELLENCY AMBASSADOR VESTINE NAHIMANA, PERMANENT REPRESENTATIVE TO THE ORGANIZATION FOR THE PROHIBITION OF CHEMICAL WEAPONS (OPCW).
AT THE FOURTH SPECIAL SESSION OF THE CONFERENCE OF STATES PARTIES TO THE CONVENTION ON THE PROHIBITION OF CHEMICAL WEAPONS THE HAGUE, 26 – 28 JUNE 2018.

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Ensemble avec la diaspora les actions concrètes

Ambassade du Burundi à La Haye ensemble avec la diaspora sommes en route vers le Burundi notre chère Patrie, avec les actions concrètes pour le bien-être social de nos frères et sœurs Burundais de future générations.

The Burundi Embassy in The Hague together with the diaspora are on their way to Burundi our beloved homeland, with concrete actions for the social welfare of our Burundian brothers and sisters of future generations.

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Radboud University Students Visit Embassy of Burundi in The Hague

On 22 May 2018 the Ambassador of the Republic of Burundi in The Hague received in her office a group of students from Radboud University. The discussions focused on several issues of interest to their studies. For more details see the introductory note and the answers given by Ambassador Vestine NAHIMANA.

 

Student study visit to the Embassy VERSION FIALE

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RÉFÉRUNDUM DU 17 MAI 2018 / REFERUNDUM OF 17 MAY 2018

La Représentation Légale de la diaspora Burundaise tient à remercier les Burundais résidant aux Pays Bas d’ avoir répondu massivement au référendum sur la nouvelle constitution qui s’ est tenu en date du 17 mai 2018.

Elle se félicite également de la bonne organisation de ce rendez-vous avec l’ histoire par l’ Ambassade de la République du Burundi à la Haye et voudrait profiter de cette occasion pour présenter ses sincères remerciements à Son Excellence Madame l’ Ambassadeur Vestine NAHIMANA pour l’ accueil et le bon déroulement du scrutin. Son engagement a aussi permis à certains de nos frères et soeurs des pays scandinaves – Suède, Norvège et Danemark- d’ exercer leur droit de vote via cette Ambassade.

Aux Pays Bas le oui  » Ego » ayant donc remporté les élections par un score de 97% et le non « Oya » ayant totalisé 1% et l’ abstention, 2%. Vive la démocratie au Burundi et vive la la diaspora burundaise aux Pays-Bas.

ENGLISH VERSION

The Legal Representation of the Burundian Diaspora would like to thank the Burundians living in the Netherlands for having responded massively to the referendum on the new constitution held on May 17, 2018.

It also welcomes the good organization of this historic meeting by the Embassy of the Republic of Burundi in The Hague and would like to take this opportunity to extend its sincere thanks to Her Excellency Ambassador Vestine NAHIMANA for the reception and the smooth running of the voting. Her commitment has also enabled some of our brothers and sisters in the Scandinavian countries – Sweden, Norway and Denmark – to exercise their right to vote through this Embassy.

In the Netherlands the Yes « Ego » having thus won the elections by a score of 97% and the No « Oya » having totaled 1% and the abstention, 2%.

Long live democracy in Burundi and long live the Burundian diaspora in the Netherlands.

Discours de Son Excellence Vestine Nahimana à une réunion des femmes de Wassenar pour la signature d’une pétition

Invitation de Son Excellence Vestine NAHIMANA au rassemblement des femmes candidates au élections locales à Wassenar. 

Wassenaar, 9 March 2018

 

Her Excellency the Ambassador of Burundi,

The  8th of March was International Women’s Day, calling for gender parity all over the world.  Also in the Netherlands we are confronted with strongly embedded inequalities between men en women.  Female representation in boardrooms and politics is shamefully low and equal pay for men and women is still not common practice.

In Wassenaar’s municipal council female representation is also very low.  In the past four years there were only 6 female council members of a total of 21.  And in de upcoming elections there is only 1 female party chairman (undersigned) of all 8 political parties.  In light of the fact that almost 100 years ago (1919) Dutch women obtained the right to vote, the female candidates of all political parties for the local elections in Wassenaar will sign a petition on Saturday to encourage women to stand up and get involved.

The event will take place outside Broeders on the Langstraat at 17.00 pm on Saturday 10th of March.  Local press will attend and we will have a short moment to reflect on our combined mission to encourage more women to stand up, speak out and get involved.

We would be grateful if you could make a short statement to endorse our efforts.  As you are an inspiring example of the possibilities for women to take part in politics and government even in more difficult circumstances than we are facing in the Netherlands.

Looking forward to hearing from you,

Yours sincerely,

 

Caroline Klaver-Bouman

VVD Wassenaar

 

Discours de Son Excellence Vestine Nahimana

 

Mesdames et Messieurs

Tout protocole observé,

Permettez-moi d’adresser mes vives remerciements aux organisateurs de cet évènement de m’avoir invité à parler devant vous. Ceci représente un grand honneur pour moi en tant que femme, et femme leader, d’encourager mes sœurs à embrasser la vie politique afin de faire aboutir la cause qui est la nôtre et dont je suis fière d’être une combattante : les droits des femmes.

Ce soir, je voudrais vous brosser le portrait non exhaustif de la lutte qui est nôtre, dans une perspective d’une femme burundaise. Depuis très longtemps, la femme burundaise a été reléguée au second rôle. Pourtant, traditionnellement, la femme avait une grande considération politique dans les cours des Rois qui ont dirigé le Burundi. La période contemporaine a vu le  fossé entre hommes et femmes s’approfondir davantage. Les guerres cycliques et autres crises qui ont endeuillés le Burundi, ont vu les hommes mourir, laissant ainsi des veuves et des orphelins, dans un dénouement parfois total. Les femmes ont su élever seules les enfants, non sans difficultés.

Avec les négociations de paix d’Arusha, les femmes se sont levées pour réclamer leur participation dans les instances dirigeantes afin de pallier aux différentes crises qui, in fine, causent plus de problèmes aux femmes qu’aux hommes car elles se retrouvent à élever seules les enfants sans grand aide.

Cette lutte a porté des fruits dont les femmes jouissent actuellement. Parmi les pas franchis, nous pouvons citer :

  1. L’insertion dans la Constitution d’un quota de 30% réservé aux femmes dans les institutions. Ceci est une avancée majeure car les femmes, bien que représentées dans les institutions, l’étaient dans une moindre mesure. La fixation de ce quota a permis aux femmes de prendre encore plus conscience que sans leur participation dans les instances dirigeantes, leur condition ne changera pas.
  2. Les femmes sont sensibilisées à intégrer les institutions : Ministères clés comme la Justice ou l’Education ou encore la Santé sont dirigés par des femmes. Nous avons eu des Vice-Présidentes/Premiers Ministres femmes. Nous avons des femmes Présidentes des Parlements Nous avons des Présidentes des partis politiques. Certaines  grandes sociétés sont dirigées par des femmes et même dans la Diplomatie, nous avons des femmes Ambassadeurs. Vous avez la preuve devant vous.
  3. Les listes électorales doivent impérativement avoir 30% des femmes. Au Sénat, nous avons 50% de femmes
  4. Des mesures sanitaires qui visent l’amélioration des conditions de la femme comme l’accouchement gratuit et les soins de santé gratuite pour les enfants de moins de 5 ans dans les structures étatiques. .
  5. L’éducation de base gratuite  pour encourager les parents et aider dans l’éducation des jeunes filles.

Avec ces réalisations non exhaustives, il est important de rappeler que dans mon pays, les inégalités entre hommes et femmes existent encore. Le Président de la République a compris que sans la femme, il n’y a pas de développement et continue donc de soutenir la cause de l’égalité et équité en droits pour les femmes. En bousculant les pratiques culturelles, le débat sur la succession et l’héritage est l’un des prochains combats de l’égalité sans oublier la parité dans le monde professionnel pour lequel nous sommes quand même cités en exemple. Quant aux femmes burundaises, elles ont compris que sans leur participation dans les institutions et leurs votes au cours des différentes élections pour faire entendre leur voix, la condition de la femme ne sera qu’un combat vain.

Mesdames et Messieurs

Mon engagement personnel dans la politique  a été motivé par un certain nombre de facteurs socio-économiques et politiques observés dans mon pays. Ayant été réfugiée, les conditions de vie des miens et de mes sœurs autour de moi m’ont fait réfléchir quant à l’avenir de ma fille et actuellement de ma petite fille. De retour dans mon pays, à travers des associations, je me suis engagée dans l’autonomisation de la femme. Avec des collègues, nous avons mis en place une microfinance qui aide à financer les activités génératrices de revenu de nos consœurs.

Nommée Présidente du Conseil National de la Communication, mon combat était de prouver la valeur d’une femme dans un poste de haut niveau et le courage de celle-ci à mener tous les acteurs dans un processus de résolution pacifique des conflits. En tant qu’Ambassadeur dans ce beau pays, je suis porteuse d’un message de paix et de coopération afin que nos deux peuples cheminent ensemble vers un meilleur avenir pour nos filles et petites filles. Nous devons léguer à nos enfants un monde sans discrimination et sans violence envers les femmes. Je m’emploie chaque jour à œuvrer pour les droits des femmes et j’encourage chacune d’entre vous, les femmes de Wassenaar et des Pays-Bas en général, à militer pour les droits des femmes à travers votre participation dans les institutions.

Je vous remercie.

 

Version en anglais 

 

Ladies and Gentlemen

All protocol observed,

Allow me to express my sincere thanks to the organizers of this event for inviting me to speak in front of you. This is a great honour for me as a woman, and a female leader, to encourage my sisters to embrace politics in order to advocate for our cause, for which I am proud to be a fighter: the rights of women.

Tonight, I would like to paint a partial portrait of the struggle that is ours, from the perspective of a Burundian woman. For a long time, the Burundian woman has been relegated to a supporting role. However, traditionally, the woman had a great political influence during the period where the kings ruled Burundi. The contemporary period has seen the gap between men and women deepen further. Recurring wars and other crises in Burundi have brought death to many men, leaving widows and orphans behind. Although with difficulties, women have raised children alone.

With the Arusha peace negotiations, women have risen to demand their participation in governing bodies in order to cope with the various crises that, as an outcome, cause more problems to women than men, given that they find themselves raising children alone with no help.

This struggle has borne fruit that women enjoy today. Among the several achievements, allow me to mention:

  1. The establishment of a 30% quota reserved for women in institutions. This is a major breakthrough because women, although represented in institutions, were much less so. The setting of this quota has allowed women to become even more aware that without their participation in the governing bodies, their condition will not change.
  2. Women are sensitized to integrate institutions: women lead Key State departments such as Justice or Education or Health. We have had female vice-presidents and prime-ministers. We have females as presidents of political parties. Some large corporations are women-run and even in diplomacy we have women ambassadors. You have proof in front you.
  3. The electoral lists must consist of 30% of the women. In the Senate, we have 50% women.
  4. Health measures aimed at improving the conditions of women such as free childbirth and free health care for children under 5 in State institutions.
  5. Free basic education to encourage parents in the education of young girls.

Regardless of these non-exhaustive achievements, it is important to remember that in my country, inequalities between men and women still exist. The President of the Republic understood that without women, there is no development, and therefore continues to support the cause of equality and equity in rights for women. By addressing cultural practices, the debate about succession and inheritance is one of the next struggles for equality in Burundi, without forgetting the parity in the professional world, where we are still cited as an example. As for the Burundian women, they understood that without their participation in institutions, or their votes during the various elections to make their voices heard, the condition of the woman will be a futile struggle.

Ladies and Gentlemen,

My personal commitment to politics was motivated by a number of socio-economic and political factors observed in my country. Having been a refugee, the living conditions of my family and my sisters around me pushed me think about the future of my daughter and now of my granddaughter. Upon returning to my country, through associations, I engaged in the empowerment of women. Together with colleagues, we set up a microfinance structure that helps finance income-generating activities for our sisters.

Appointed President of the National Council of Communication, my fight was to prove the value of a woman in a high-level position and this one to lead different actors in a process of peaceful resolution of conflicts. As an Ambassador to this beautiful country, I am carrying a message of peace and cooperation so that our two nations can walk together towards a better future for our girls and little girls. We must leave our children a world without discrimination and violence against women. I work every day to fight for women’s rights and I encourage all of you women in Wassenaar and all the other parts of the country to advocate for women’s rights through your participation in processes and in the institutions.

Thank you very much